Assurance française au ralenti au 1er semestre
Les primes collectées sur le marché français ont reculé de 4 % au 1er semestre 2008, la hausse modérée des assurances de dommages n’ayant que partiellement compensé la baisse sensible des assurances de personnes.
Selon les données de la FFSA, les cotisations collectées au titre des affaires directes sur le marché français au cours du 1er semestre 2008 ont reculé de 4 % par rapport à la même période de l’année 2007. Alors que les assurances de dommages aux biens et responsabilité ont évolué sur un rythme compris entre + 2,5 % et + 3 %, les assurances de personnes ont marqué le pas en affichant une baisse de 6 %. L’évolution négative des assurances de personnes est exclusivement liée à l’assurance vie qui, du fait d’un environnement peu porteur, a vu sa collecte brute reculer de 8 %. En revanche, les cotisations collectées au titre des assurances de dommages corporels (maladie/accidents) ont progressé de 8 %. Cette croissance soutenue prévaut aussi bien pour les contrats santé (prestations en nature) que pour les contrats offrant des garanties de prestations en espèces (indemnités journalières, rentes d’incapacité et d’invalidité...). Elle est légèrement plus marquée pour les contrats collectifs (+ 9 %) que pour les contrats individuels (+ 8 %). En dépit d’un paysage macroéconomique déprimé, les assurances de dommages aux biens et responsabilité ont globalement bénéficié d’une croissance modérée comprise entre 2,5 % et 3 %. Le ralentissement, qui affecte la croissance des dommages aux biens des professionnels, se confirme au 1er semestre 2008, avec une hausse de 1 % seulement (contre + 2 % au 1er semestre 2007). En revanche, après 2 années consécutives de baisse, le redressement du marché auto, observé depuis le début de 2008, semble se poursuivre, avec une croissance des primes comprise entre + 1 et + 2 %. L’assurance MRH continue d’être marquée par une croissance des cotisations relativement soutenue, liée sans doute à la poursuite d’une dégradation de la sinistralité. Enfin, le net ralentissement de l’immobilier neuf commence à produire ses effets sur l’assurance Construction, dont la croissance des primes est ramenée d’un rythme de 10 % au 1er semestre 2007 à + 5 % seulement au 1er semestre 2008.
A.G avec Capa Conseil
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